samedi 26 septembre 2015

Le coup du Pape!

2015-09-25 Hagerstown > Wyoming Valley > East Hampton > Bedford

Première priorité papale: pas possible de permettre les petits pioupious près de la Grande Pomme: une gigantesque zone interdite au traffic aérien de tourisme est déployée sur New York pour protéger le Pape qui a quitté Washington et nous voilà donc privés de descente de l’Hudson, nous qui en parlions depuis le début du voyage!!! On est bien sûr un peu déçus, mais il faut garder des choses à faire pour la prochaine fois … :-) 

Encore une fois, la météo est de notre côté et donc depuis le début du voyage, on aura eu juste une nuit de pluie à Lake Placid: quelle veine! On s’entasse dans le shuttle de notre hôtel et nous voilà partis pour l’aéroport de Hagerstown. Comme chaque jour de vol, le rituel commence: enlever les ancrages au sol, vérifier les pleins d’essence à la jauge et directement dans le réservoir, remettre éventuellement un peu d’huile, laver les vitres (merci les dames pour votre aide!), faire le tour en détail de l’avion, regarder encore une fois la route prévue sur nos iPads et nos cartes, vérifier la météo et les NOTAMs (notices to airmen), préparer le cockpit, charger l’avion et nous voilà près au départ.
Cap sur Wyoming Valley (qui se trouve en Pennsylvanie), un petit aérodrome pris au hasard sur la carte, avec pour seul critère qu’il fasse plus de 3000ft (900m) et qu’il y ait du fuel sur place. Ce choix nous mène à nouveau dans la région vallonnée des Appalaches, qui nous fait un peu penser à notre Jura, en plus étendu. Les couleurs de l’automne commencent à s’installer et à certains endroits, on a l’impression que la forêt est en feu, surtout aux abords des rivières, peut être parce que les essences d’arbres y sont un peu différentes et commencent plus tôt à changer de couleur à cause de la quantité d’eau dans le sol. 
Nous sommes aussi frappé de la variété et de la beauté des champs qui sont souvent semés ou fauchés avec des dessins particuliers, comme si les agriculteurs faisaient tout pour nous rendre le paysage plus beau, ou alors peut-être qu’eux aussi volent depuis les nombreux terrains d’aviation privés que l’on a survolés!? Beau patchwork en tout cas!

Nous longeons la rivière Susquehanna, dont le fond arbore des couleurs particulières, à cause des couches de roches dures qui affleurent sous l’eau. Et nous voilà à Wyoming Valley. On y découvre un passionné d’avions qui nous fait un peu le tour du propriétaire, et des avions qu’il restaure ou a fait restaurer. Dans sa famille, entre lui et ses frères et soeurs, ils en ont 14! Y’en a pour qui les fins de mois sont plus difficiles… :)
Il est temps de reprendre la voie des airs, décollage et cap à l’Est pour le survol de l’Hudson, au nord de New York, puis qu’il est impossible de se rapprocher du centre ville. Nous ne sommes pas les seuls à être venus se rapprocher de la capitale de l’état et il faut bien regarder dehors car il y a du traffic. On longe la zone interdite, puis survol de Westchester. La ville mythique est là à droite, à portée d’aile, mais inaccessible! On met alors le cap sur Long Island pour un touch and go à Brookhaven, un survol des belles propriétés de la côte sud qui donne sur l’Atlantique et nous voilà en vue de notre prochaine escale : East Hampton. Le fuel y est à l’image des prix des domaines ici, c’est à dire: exorbitant! Evidemment New York n’est pas loin et c’est ici un repère pour les milliardaires qui fuient les vilains millionnaires qui rôdent.
Cap à l’Est encore pour le dernier leg avant le retour à Bedford: pour le survol des îles en face de Long Island où les maisons et les ports sont aussi superbes. Newport et son immense marina où plusieurs des fameuses courses de l’America’s Cup ont eu lieu il y a quelques années. 
On se glisse sous les espaces contrôlés de de Boston et faisons notre retour au bercail, même si demain les avions sont encore dispos et une partie de l’équipe continuera de se balader dans le coin. 
Le taxi Uber qui nous mène à l’hôtel tout proche est tellement plein que le chauffeur doit s’asseoir dans un de ses sièges bébés et ouvrir le toit ouvrant! On passe une superbe soirée au mexicain du coin à refaire le bilan de ce voyage: quelle formidable aventure encore une fois et quelle équipe! On a bien sûr été gâtés par les hautes pressions qui nous ont gratifié d’un temps hyper favorable, mais on a bien fonctionné ensemble, les avions ont été fiables et les gens qui nous ont reçus nous ont impressionné par leur accueil et leur hospitalité. Quelle chance! On a survolé environ de nombreux Etats (Connecticut, District of Columbia, Illinois, Indiana, Maine , Maryland, Massachussetts, Michigan, New Hampshire, New York, Ohio, Pennsylvannia, Rhode Island, Vermont, Virginia, West Virginia, Wisconsin) et vu de magnifiques paysages. Merci à tous pour vos messages et vos commentaires qui nous ont encouragés à vous faire partager ce voyage!

A bientôt, pour de nouvelles aventures!

vendredi 25 septembre 2015

Aviation, 100% pure

2015-09-24 Washington

Le lever de soleil sur Hagerstown ce matin est un véritable feu d’artifice, récompense pour ceux qui se lèvent tôt. On prend la route pour Washington en voiture puisqu’il nous est impossible d’y aller en avion. Une heure trente plus tard, nous voilà dans une des capitales les plus sécurisées du Monde, au bord du fleuve Potomac. Et comme le Pape est aussi en ville, la sécurité est encore montée d'un cran: les rues sont bouclées, les militaires sont appelés en renfort avec les motards, les cyclistes, la police municipale et les hélicoptères. En discutant avec les passants, on apprend que le Pape va passer sur la rue où nous sommes! Il est maintenant même impossible de traverser à pied la rue, et nous devons rester sur le trottoir. Quelques minutes passent, et soudain, un groupe de voitures aux gyrophares arrive au loin, précédé d’un cortège de motos et de voitures noires équipées comme dans les films d'action, puis là au milieu se trouve une petite Fiat noire, bardée de deux petits drapeaux du Vatican et la fameuse main blanche à la fenêtre qui nous salue. Les gens applaudissent au passage!
Tout ça dans la rue entre le siège de la FAA (Federal Aviation Administration) et le Musee du Smithsonian Nous voilà bénis! 
Nous ne sommes pas là par hasard, car prochaine destination, vous l’aurez deviné c'est le Smithsonian Museum of Air and Space, notre dernière dose d’aviation. Et c’est de la bonne, 100% pure Aviation! Ici se trouvent les plus mythiques pièces de l’aviation, et les originales: Le Wright Flyer (premier avion des frères Wright), le Spirit of Saint Louis (première traversée de l'Atlantique), la capsule de retour de la mission Apollo 11, Rutan Voyager (1er tour du Monde sans escale), et beaucoup de salles didactiques, des expositions interactives et des cinémas. On passe là-bas notre début de journée jusqu’à 14h, certains renonçant même à s’alimenter... peut-être même de respirer?! C’est dire si c’est de la bonne dose d’aviation pure.
Et pour friser l’overdose, mais toujours sous contrôle médical strict, nous nous décidons à aller au second site du musée, le Udvar-Hazy qui se trouve tout près de l’aéroport international, en-dehors de la ville. Là aussi c’est un festival à faire pâlir la brigade des stups aérienne : La navette spatiale Discovery, la capsule Breitling Orbiter 3 de Piccard, le Virgin Global Flyer de Fossett, la capsule de Felix Baumgartner, Enola Gay qui a largué la première Bombe-A et des dizaines d’avions de collection ou originaux ou uniques.

La dose est telle qu’on court frénétiquement, qu’on perd le nord, et qu’on a des presque des hallucinations: on se croirait dans un aquarium dans lequel des dizaines de poissons multicolores évoluent et qu’on s’émerveille à chaque fois qu’on en découvre un de telle ou telle forme ou couleur, ou lorsqu’on découvre une espèce rare! La pêche est bonne en tout cas. 
Ce qui est bien avec cette drogue de l’aviation, c’est qu’il n’y a pas d’accoutumance! 
Mais le temps file et il est temps de se sevrer: nous décidons de retourner en ville voir les monuments principaux, juste au coucher de soleil: La maison blanche avec ses snipers qui patrouillent sur le toit, l’obélisque alignée avec le mémorial de la Deuxième Guerre, le grand bassin et le Lincoln Monument. Juste à coté, le monument à la mémoire des victimes de la guerre du Vietnam, affichant des milliers de noms gravés dans la pierre.

Il est temps de remettre le cap sur notre hôtel qui se trouve à 1h30 de là. Avec toutes ces balades et ces hallucinations, certains estomacs crient famine et c’est seulement à notre arrivée que nous profitons pour faire une descente au McDo du coin pour se faire un repas gastronomique avant d’aller au lit!

jeudi 24 septembre 2015

"Columbia, the Eagle has landed"

2015-09-23 Warsaw>Madison>Marshall County>Hagerstown

Nous avons passé une excellente nuit chez nos amis Jay et Linda, qui nous ont préparé le petit-déj et nous prêtent leur ordinateur pour accéder internet, car nous avons besoin d’infos pour l’arrivée à Washington. 

Jay et leur fille nous amènent à l’aéroport. On se prépare et il est temps de dire au revoir. Séquence émotion quand Jay nous propose de prier pour nous, alors que nous sommes tous réunis pour lui dire au revoir. Il pleure et nous sommes aussi tous émus, car nous avons été vraiment bien reçu par ces gens qui nous étaient encore inconnus 24h avant. Une belle leçon pour tous!
Nous prenons le cap sur la route de Madison, notre prochaine destination à l’Est. On traverse l’Indiana et l’Ohio. Ca commence à faire une belle collection d’états traversés! Ce leg survole à nouveau des centaines de champs fauchés, de rivières sinueuses, de fermes colorées, de lacs et d’étangs, et de formes de toutes sortes. 
Alex repère un terrain nommé “Neil Armstrong” au sud de Wapakoneta qui se trouve être la ville natale du premier homme à avoir marché sur la Lune. On ne résiste pas à faire un touch là-bas, et à annoncer au sol “Colombia, the Eagle has landed”.
A Madison, en approche, on remarque une “Farm Show” qui est une immense foire agricole, dont le parking est plein, tout comme celui de l’aérodrome.
Les avions sont désaltérés et on repart pour l’Est, sur Marshall County, qui se trouve dans les contreforts des Appalaches, ce qui nous rappelle notre Jura. On commence par survoler Columbus par le sud.
Et plus loin, c’est nouveau pour nous de découvrir les tours de forages de gaz naturel qui apparaissent ça et là. Juste avant l’atterrissage à Marshall County, West Virginia, on survole une immense mine de carbone à ciel ouvert qui crée une véritable montagne de minerai anthracite.

Renseignements pris pour Washington DC, il est impossible pour nous, à courte échéance, de préparer une arrivée à la capitale, car dans un rayon de 60 NM (110 km), il faut une formation et des procédures spéciales. Nous choisissons alors Hagerstown, qui se trouve juste à la limite de cette zone et qui nous permettra de nous rapprocher.
Le vol est tranquille, dans un relief de plus en plus marqué et parsemé d’éoliennes qui nous hypnotisent avec leur ballet et invitent à les voir de plus près…
Arrivée en patrouille “flight of two” et nous voilà accueilli sur le tarmac de Hagerstown avec un petit tapis posé au sol où il est marqué “Welcome to Hagerstown”. Nous foulons alors le sol du Maryland!
On décide de louer une voiture et de manger sur place un morceau avant de prendre la route pour Washington. Le repas terminé, on se décide à passer la nuit à Hagerstown et de partir demain de bonne heure à Washington.

On s’écroule tous, bien fatigués de cette nouvelle belle journée!

mercredi 23 septembre 2015

The heart of Warsaw

2015-09-22 Mackinac > Door Cherryland > Warsaw

La nuit à Mackinac Island a été splendide, claire et douce. Les tentes fleurissent sous les Cessna 172 et deux momies dans leur sac de couchage dorment à la belle étoile sous la voie lactée et notre galaxie voisine d’Andromède que l’ont voit même à l’oeil nu, ce qui est rare chez nous. 

On a laissé le bâtiment de l’aérodrome à un SDF, ancien combattant du Vietnam.
Au petit matin, la responsable de l’aérodrome nous accueille depuis son vélo fleuri avec un “Vous n’avez pas vu l’interdiction de camper?”, après lui avoir dit bonjour avec notre meilleur accent francophone elle continue avec un “Where are you guys from???”. Et là c’est beaucoup plus facile quand elle comprend notre voyage et notre style. Elle nous offre le café et nous réserve un bel accueil.
Il est temps de charger et de repartir, pour le sud, car nous quittons notre aérodrome le plus au nord de notre parcours.
Nous longeons le nord du lac Michigan et ses épineux. Plus au sud, nous faisons du island-hopping sur les îles et la presqu’île au milieu du lac qui ressemble tout autant à un océan que les autres! Le seul lac qu’il manquera à notre tableau de chasse est le lac Supérieur.
Un petit touch and go sur un terrain au milieu en route et nous reprenons notre cheminement au sud en formation. Notre premier arrêt pour refueler est à Door Cherryland. Là aussi deux employées de l'aérodrome nous réservent un bel accueil, café offert. Nous sommes tous impressionnés des équipements et infrastructures de ces aérodromes, souvent avec très peu de traffic. Ils sont pour la plupart financés par l’état. On en profite bien, merci aux contribuables américains et à leur dette qui se creuse…
On repart sans délai, traversons la région de Green Bay et nous voilà en vue d’Oshkosh. C’est ici un mythe de la petite et moyenne aviation, car c’est ici que se passe chaque année en juillet l’équivalent de Woodstock ou du Hadj à La Mecque pour l’aviation: Le EAA (Experimental Aviation Association) Air Venture qui rassemble des centaines d’avions, de fans, d’enthousiastes, de fadas d’avions et de hotdogs, pour une semaine de folie. L’organisation est impressionnante avec des dizaines de séminaires, de démos, de patrouilles, de conférences, de displays, de stands, d’ateliers pour les enfants pour former la relève et de vétérans qui racontent leurs aventures. On ne résiste pas à venir y faire un saut, sans se tromper de piste (il y en a 5!), et pour visiter le musée permanent, qui est soutenu par l’association d’avion expérimentaux - EAA. A l’entrée des oies sauvages pâturent à côté d’un vieux DC-3 Dakota de l'armée comme si elles savaient qu’ici elles seront bien accueillies à la Mecque de l’aviation générale!
On découvre au musées de belles machines, telles que des voitures volantes ou des P51 Mustangs à skis.

Mais il est déjà temps de repartir, car le temps passe et il faut qu’on avance en direction du Sud-Est pour garder le timing et le planning du parcours.
Décollage d’Oshkosh, puis on rejoint à nouveau la côte du Lac Michigan, pour un transit sur la côte au large de Chicago. Cette route nous gratifie d’un magnifique spectacle, avec les hôtels et la skyline en ombres chinoises. Il y a pas mal de trafic à la radio dans les oreilles et au loin, on aperçoit les airliners qui posent à l’aéroport international de Chicago.

Au sud de la ville, c’est une série d’usines, de raffineries, de hauts fourneaux et de fabriques qui s’enchaîne, avec des installations impressionnantes crachant de gros panaches de fumée.
Route à l’Est car on a choisi comme destination ce soir un petit terrain appelé Warsaw (Varsovie) car on trouve le nom sympa, mais on ne connaît rien de cet endroit.
Approche en formation et atterro, nous voilà ensuite accueilli par une équipe de jeunes pilotes Avi et Jared qui avec ses parents Jay et Linda. On fait une photo devant le hangar où flotte un drapeau suisse, un américain et un de l’Indiana. 
Un instructeur d’origine suisse (son père, ancien pilote United est bernois) travaille ici, malheureusement il est déjà parti.
Après quelques recherches infructueuses de logement, Jay et Linda nous proposent avec un large sourire de nous loger tous les 7 chez eux! Quelle gentillesse et générosité. On accepte et en échange ils seront nos invités pour manger ce soir au resto “Burger” du coin “Buffalo Wings”! C’est une resto aussi bien équipé en écrans que le centre de contrôle de la NASA, car c’est un restaurant pour fans du sport, donc une bannière d’écrans fait le tour de la salle. Incroyables ces américains, fans de sports et de fast-food :))!
L’ambiance est vraiment sympa et on se marre bien avec cette équipe! Warsaw est en fait un peu la capitale de la fabrication de prothèses orthopédiques et 25% des habitants ici bossent dans ce domaine. John l’instructeur suisse qui a appris notre présence nous rejoint même pour boire un coca, car il vole cette nuit sur son avion cargo local, un Shorts, sorte de container auquel on a mis des ailes.
Il est temps de rentrer pour aller dormir, car Linda travaille demain comme chauffeur de bus scolaire, et Jay est agriculteur et il se lève tôt aussi. Le chien nous saute dans les pattes et nous lèche. On nous organise des lits, matelas à la cave aménagée (il y a des tornades ici et les caves sont bien utiles pour s’y réfugier). On est vraiment impressionnés du généreux accueil et de la gentillesse de nos hôtes qui se lèvent même pour nous faire des lessives!
On s’écroule tous de sommeil, avec des étoiles dans les yeux.


A big THANK YOU to Jay & Linda Haughee and their friends.


PS1:
La place passager arrière et l’immensité des régions agricoles de l’Indiana et l’Ohio sont idéales pour écrire un blog :)
PS2:
Merci à Raphaël qui m'aide à prendre des photos aériennes: les belles sont de lui, les ratées de moi.



mardi 22 septembre 2015

La mer ou le lac?

2015-09-22 Put-In-Bay > Iosco > Mackinac County > Mackinac Island

Encore un grand ciel bleu ce matin, ça devient lassant :-)
On quitte notre maisonnette, un petit tour de l'île en golf-cart et nous voilà à l'aérodrome. Monique passe un moment au téléphone pour organiser les nuits d'hôtel au retour à Boston: persévérance et douceur sont ses secrets, et ça marche!
On repart avec nos oiseaux métalliques. Notre route nous amène au nord, le long de la frontière canadienne, sur la rivière qui coule entre le lac Saint-Clair et le lac Erie. Cette route fonce sur Detroit, capitale de l'automobile américaine, en tout cas dans les belles années. On imagine bien les chaînes de montage qu'on survole. La ville est immense, à perte de vue.

La route nous conduit ensuite le long du Lac Huron, avec ses centaines de champs agricoles quadrillés tous par carrés de 1 mile. Il y a des centaines de fermes, de petites maisons, chacune avec son petit étang, puis on survole des champs d'éoliennes, ou de panneaux solaires. On grimpe à 7000 ft pour traverser un immense bras du lac Huron qui est toujours sur notre droite et ressemble plus à un océan qu'à un lac, tellement la rive opposée est loin. La longueur du lac est aussi grande que la Suisse!
On fait un stop à Iosco pour refueler, et on repart, le long des rives à l'eau bleu turquoise et bordée de sapins, de pins qui deviennent de plus en plus nombreux en montant vers le nord. Mais ce qui est étonnant, c'est qu'on a l'impression d'être au bord de l'océan.
Arrivée à Mackinac St Ignace, on fait le plein.
Départ ensuite pour l'île de Mackinac.
On saute dans une calèche pour la ville pour admirer le coucher de soleil. C'est très léché comme endroit, et pas une voiture ne circule.

Repas en ville, puis retour à pied. Sans GPS, on a de la peine à se repérer dans la forêt...

La nuit se passera sous l'avion, sous tente pour certains et à la belle étoile pour d'autres.
Les étoiles sont fabuleuses et le lever de soleil un cadeau.

Quel bel endroit!

lundi 21 septembre 2015

Niagara en patrouille

2015-09-20 Lake Placid > Oswego > Akron > Put-In-Bay

Comme prévu, le front froid a passé rapidement et à déversé une bonne quantité d’eau par mètre carré: il en faut de l’eau pour alimenter tous ces lacs et rivières.
Rendus à l’aérodrome de Lake Placid, avec les infos qu’on a via internet et celles relayées par un bimoteur au départ, et par des webcam de la région que Phil le manager nous a montré, on sait que la visibilité est bonne pour partir vers le nord et sortir des montagnes direction Adirondack, pour ensuite prendre plein ouest. 
Le plafond est bas mais suffisant pour nous laisser passer. Le plein des avions est fait, le chargement est terminé, on y va!
Comme c’est le début de l’été indien, on a de la chance de voir les premières feuilles passer du vert au jaune, puis au rouge. Parfois, un érable au milieu de nulle part est déjà tout rouge, comme si il était en feu. Les lacs, les rivières et les rives ont des formes et des couleurs sans limites. C'est magnifique. Quelques zig zag sur les lacs et on met le cap sur Oswego, notre première étape ce matin, juste au sud du Lac Ontario qui ressemble plus à une mer qu’à un lac tellement il est immense.
On se rejoint en formation pour la fin du voyage. Arrivée à Oswego, on refait le plein et on repart direct sur la piste 33, cap sur Akron. Notre route ensuite vers l’Ouest longe la rive sud du Lac Ontario et nous amène à Akron. 


On est accueilli par des Sheriffs des airs (impossible de ne pas penser à notre Sheriff) dont la tâche est de surveiller les zones TFR (Temporary Flight Restriction) qui sont définies les jours de match de foot ou de baseball. On leur demande avant de partir si ils peuvent nous confirmer quelle est la procédure de survol des chutes du Niagara: survol à 3500ft, en contact avec Buffalo puis 122.05 MHz, avec une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. Let’s go!

Déjà à plusieurs dizaines de kilomètre, on voit la vapeur d’eau qui s’élève dans le ciel (on la voyait déjà en arrivant à Akron) et qui forme même un petit cumulus au-dessus. Plus on se rapproche, toujours en formation, on se rend compte de l’immensité de la cascade qui rejoint le lac Erie au Lac Ontario. Comme on arrive par le sud et que la chute principale est orientée au nord-est, on survole d’abord les rapides, puis on surplombe la chute en fer à cheval et les buildings qui ont poussé aux abords pour accueillir les flots de touristes. On voit bien le bateau qui amène les visiteurs jusqu’au pied de la chute dans le bouillon d’écume. Le bateau est immense, mais il est minuscule par rapport à la hauteur du monument. 
Deux tours en patrouille et on s’éloigne au sud, en passant sur la rive du Lac Erie, direction Buffalo, Rochester, puis Cleveland et enfin, notre destination Put-In-Bay dans le lac Erie, dans l’état d’Ohio.
On parque en face d'un beau Fairchild bleu, comme dans les BD de Tintin. 
Le manager des golf-cart de l’aéroport nous propose une maison pour nous loger tous et on loue également une golf-cart. C’est le moyen préféré de locomotion sur l’île. En passant sur les chemins au milieu de vignes, dans les ruelles et devant les petites maisons typiques américaines où flotte à chaque fois un drapeau américain on débarque dans une sorte de petite maison perdue au milieu de la forêt. C’est une petite maison de campagne, pas très entretenue et on imagine bien un scénario de film d’horreur qui pour se dérouler ici. Dehors, des restes de toast et d’oeuf au plat sont éparpillés dans le jardin, une sorte d’arrangement floral contenant une ancre, des bouées métalliques et des hélices de bateau décore le jardin. Dedans, les araignées sont les premières habitantes des lieux, les draps sont pas très clean, et les poêles de la cuisine contiennent encore des traces du repas précédent. Mais au final, on est très bien... :)


On part visiter le coin, en golf-cart 8 places, le monument peace-memorial à l'honneur des batailles qui ont eu lieu ici.
Le soir, Alex nous concocte un fabuleux risotto préparé avec les achats faits au supermarché du coin. Agrémenté d’une petite bière “Great Lakes” et d’un Merlot Californien, on ne traîne pas avant d’aller au lit rêver à toutes ces belles choses qu’on a vécues aujourd’hui!

dimanche 20 septembre 2015

Chalet fumé

2015-09-19 Lake Placid

Good Moooorning Lake Placid! 
Le mauvais temps arrive par l’ouest sous forme d'un froid froid assez rapide et étroit. Il fait encore beau, mais on n’a pas envie d’aller à la rencontre du front et de se trouver bloqués dans un endroit paumé. En regardant les cartes et surtout comme Lake Placid nous plaît bien, il ne faut pas long pour nous convaincre de rester une nuit dans cette bourgade animée et placide.
Brigitte, la patronne allemande du lodge Schulte’s nous fait un large sourire quand on lui dit qu’on prolonge d’une nuit. Et on se concerte aussi pour tenter l’aventure “chalet”, pour faire un peu baisser le budget qui a tendance à exploser comme la dette des USA… On va se faire retirer notre triple AAA à ce train! Donc on déménage tous dans un petit chalet vieillot mais fort confortable, avec de beaux volets avec le coeur taillé dans le bois, comme en Bavière. On est juste sous l'axe d'approche de la piste 32!

La patronne nous organise une voiture, en fait celle de son mari, et on est partis pour un tour du coin, d’abord direction les tremplins de saut à ski.
A notre surprise, il y a pas mal de monde autour et un petit brouillard semble s’échapper de la piste de lancement, qui trahi une activité en cours…allons voir!
La “petit" tremplin qui est ouvert est à 90m, le grand à 120m. Il consiste en un rail en plastique au fond duquel se trouve des petits patins en céramique circulaires, et le tout est arrosé d’eau pour que les skis glissent au mieux. Le résultat est impressionnant: les sauteurs partent en silence et plus ils prennent de vitesse, plus le bruit s’intensifie jusqu’au moment de l’impulsion et de l’envol devant nous.


Alex étant un ancien sauteur à ski, il mène le bal et après deux minutes de discussion avec le coach des sauteurs qui s’élancent sous notre nez, on a le feu vert pour grimper la tour de saut. Celle-ci est normalement fermée au public, donc pas besoin de nous le dire deux fois!
Un jeune sauteur nous suit, chausse ses skis, se glisse sur la barre qui lui permet de se glisser sur les rails et s’élance sous nos yeux. Il se pose caché derrière la bosse en contre bas. Splendide! 

Quel beau point de vue aussi sur les alentours: on voit au loin le circuit de bobsled qui nous donne des idées pour la suite de la visite :)
Nous voilà donc repartis sur la route sinueuse dans les collines qui commencent à changer de couleur. Après un arrêt au site de biathlon, on découvre le site de bobsled, cette sorte de serpent de fibre de verre et de métal qui dévale la pente, s’entremêle, monte et descend. On imagine l’ambiance qu’il devait y avoir ici il y à 35 ans. 
Quelques minutes plus tard, des touristes s’élancent sur la petite piste pour une descente en boblsed à roulettes, et le dernier virage se fait sous notre nez, et le bolide freine dans un nuage de caoutchouc brûlé. Frissons garanti, délestage de porte-monnaie abusif aussi…

On repart, en direction du village de Lake Placid engloutir un morceau de pizza, une salade ou des subs au fromage dégoulinant.
L’après-midi nous laisse un peu de temps pour une sieste, et pour s’installer au chalet. Mais le repos est de courte durée car on doit rendre le pick-up en début de soirée et on repart alors pour faire des courses et laisser Claude et Alex faire leurs ablutions purificatrices dans le Mirror Lake, pendant que le reste fait les courses pour le repas du soir. A 5, faire des courses tient de la gageure, car chacun à des idées, chacun rajoute son grain de sel et on se retrouve vite avec 3 fois trop à manger. Il faut donc négocier, jusqu’à la caisse! C’est ça la vie en communauté :)
Mais le résultat est pas mal: on se fait une belle soirée au chalet, avec un bon apéro à la bière locale et chips (standard américain incontournable), suivi d'un morceau de viande, des saucisses à l’américano-italienne. Mais le challenge avant de griller cette viande est d’obtenir le feu nécessaire. Et le team Raph-Claude-Sam se bat pour obtenir un feu à partir d’un fond de charbon, de branche du sapin d’à-côté, de restes de cagettes trouvée dans le fourbi de la cuisine du bâtiment principal et des restes de charbon humide du grill. Après des efforts incessants, de l'abnégation et de la ténacité, un esprit d'équipe produisant des volutes de fumée à tuer les moustiques à 3 km à la ronde, et beaucoup de souffle, le feu atteint le niveau requis et c’est un succès!
La nuit qui suit est fort animée, agitée et ponctuée de fous-rires: on est tous contents d’être plusieurs à bord pour qu’au total, il y ait assez de neurones réveillés pour faire voler les avions.
Ce soir 20 septembre, on prévoit d’être au sud du Lac Erié, après avoir fait quelques arrêts intermédiaires et un survol des chutes du Niagara. C’est le plan…attendons de voir si la réalité y ressemble… on ne sait jamais avec ce genre d’aventures :)

Merci de nous suivre et pour vos messages!

samedi 19 septembre 2015

Forme olympique

2015-09-18 Bar Harbor > Berlin > Lake Placid

Encore une belle journée en perspective: la haute pression nous offre encore une météo incroyable. Après un petit-déjeuner à l’hôtel avec café américain, waffles et sirop d’érable ou peanut-butter et autres spécialités diététiques, on sort les cartes et on fait un plan à rebours pour définir les grandes lignes de nos prochaines étapes, en considérant la météo autant que possible. Ca semble pas mal… :) A suivre...
Puis, un coup de taxi nous mène à travers la campagne du Maine, avec ses vieilles fermes et maisons en bois, de nombreuses églises et des magasins d’antiquités qui indiquent que peut-être l’âge moyen avancé de la population ici. Comme à Payson. Souvenirs souvenirs.
 Et nous voilà de retour à l’aérodrome. Mais tout d’abord, on part se dégourdir les jambes, initialement pour Bar Harbor, mais le bus nous a passé sous le nez, donc on se rabat sur les environs. Un camping pour motorhomes nous permet de découvrir le top dans ce domaine: environ 9 à 10m de long, des pièces rétractables sur les côtés, le 4x4 tiré derrière, le barbecue dehors, éventuellement les chats qui se dorent la pilule derrière la fenêtre. Plusieurs de ses véhicules viennent de l’autre bout des USA. Californie, Oregon, Washington, … La belle vie (également)!
L’eau de la baie à côté n’est pas très engageante, donc les maillots de bain restent au sec.
Retour à l’aérodrome, et nous voilà partis pour un nouveau “leg” de vol.
De Bar Harbor nous partons pour Berlin, New Hampshire, après avoir survolé les villages de la baie et des dizaines de lacs et fjords. Quelle belle région, et un paradis pour les navigateurs en bateau qui sont nombreux dans les ports abrités.

Puis nous survolons un immense pont suspendu au sud de Bangor, et poursuivons sur Berlin, en passant par Mexico, Hannover et Milan…on imagine assez la provenance des fondateurs de ces villages ici!
Le profil devient de plus en plus montagneux et vallonné, ce qui nous indique bien qu’on est dans la chaîne des Appalaches. Un touch and go à Bethel.
En tous cas on pense bien au Sheriff qui nous a tous initiés à ce rythme de voyage et qui nous manque!
On arrive à Berlin, pour refaire le plein. Eric, le manager en short, lunettes de soleil nous accueille et nous aide. Super sympa et souriant, à l’américaine. Son chat Scott est timide mais on l’amadoue vite-fait. Eric nous dit qu’il fait exceptionnellement chaud cette année à cette saison. Pas difficile de le croire.

On repart, en formation, à travers ces collines et montagnes. La lumière devient à nouveau belle, en fin de journée et c’est un régal.

L’arrivée à Lake Placid est magique: survol du lac et de la ville, en patrouille au soleil couchant, on aperçoit les installation des jeux olympiques, les pistes de descente, de bob, les tremplins de saut à ski, la piste de patinage de vitesse, et l’endroit où la flamme était allumée… il y a 35 ans en 1980.
On pose et Phil nous accueille, avec son chien Tender. Phil nous trouve un camping et logement: ni une ni deux, on embarque à l’arrière de son pick-up pour la visite des lieux et on opte finalement pour le logement, non sans une petite hésitation. Mais la déception est de courte durée. On est accueilli au Schulte’s Lodge, tenu par Brigitte de Hamburg, une Allemande établie ici avant les jeux, pour lequel son mari travaillait comme chronométreur! Il est maintenant photographe.
Phil nous dépose ensuite au resto en ville, très sympa.
L’ambiance au Steak and Seafood restaurant est incroyable, avec ce style très américain-militaire: hélices des forces aériennes, vieux bateau de guerre, photos de soldats, slogans à la gloire des vétérans et des blessés. 
C’est plein et l’ambiance est très sympa. On y mange un excellent repas, de 6 à 16oz de viande sont servis dans les assiettes. Sachant que l’once (oz) vaut 28.4g, certains vont avoir de quoi digérer cette nuit :))
Le retour se fait à pied, à travers la ville, où on trouve une animation qui donne envie d’y passer une semaine (avec 20 ans de moins) et où on imagine bien à quoi ça peut ressembler en hiver. Il fait -30°C ici au creux de la froide saison!
Il y a plein de références aux jeux et c’est très bien entretenu et conservé.

On est tous conquis et le sommeil nous attend, en espérant avoir demain matin une forme…olympique!

Ouf, en fin partis

2015-09-17 Bedford > Provincetown > Bedford > Bar Harbor

Cette première journée de voyage nous a fait du bien, car l'école commençait à nous courir sur le fil, peut-être à cause d'un manque confiance grandissant de leur part: ils commençaient à tout vérifier ce qu'on faisait. Est-ce dû à la quantité de bagages étalés dans le couloir et notre approche plus "romande" de l’aviation. Nous avons pourtant bien pesé chaque bagage et même chacun de nous, et on a bien éliminé le poids superflus de nos sacs. Heureusement, Christian a fait aussi son vol de contrôle avec notre Will favori à tous au style bien carré (il est arrivé à 7h et à terminé à 11h20…record du monde de l’instructeur le plus pinailleur et inefficace), et on est donc tous relâchés pour partir.
On doit commencer par faire un vol local pour faire baisser la quantité de fuel dans nos avions, car on ne peut pas voler à plein réservoirs à cause de la limite de poids, malgré le poids plume de nos passagères :-)

Donc départ pour le Cape Cod (aéroport de Provincetown). C'est un bon petit gallop d’essai sans bagages qui restent à Bedford. Il est tard (14h), donc on doit speeder pour repartir à Bedford, prendre nos bagages et repartir pour de bon, afin d’arriver avant la nuit à Bar Harbor.
Les deux Cessna C172 enfin chargés et l’essence au bon niveau, et nous partons donc rapidement. Survol du Nord de Boston, Portland/MA, etc. La côte est splendide, et la lumière du soir magnifique. Va-t-on croiser Yann Arthus Bertrand en vol?
Dans les baies de l’océan, on voit des centaines de petites bouées oranges ou blanches, dispersés de manière régulière, tous les 50 ou 100m, qui repère chacun des nasses à homard, la spécialité de la cette région, et jusqu’à l’estuaire du St-Laurent. 
A chaque île ou presqu'île, il y a un petit ponton, un chalet, un village, des fermes à l’herbe belle verte et parfois un petit terrain d’aviation privé, avec 3 ou 400m de piste à côté de la propriété familiale. Un peut court pour nous…

Bar Harbor se dévoile alors, en fin de journée et nous y posons juste avant un splendide coucher de soleil. 

On décroche un hôtel dans le coin et nous voilà dans un petit resto pour manger un peu de homard apprêté, car c’est le bon endroit pour ça. C’est excellent, même si on ressort tous avec un cure-dent, outil indispensable après ce repas :))) On a mérité une bonne nuit de sommeil!

jeudi 17 septembre 2015

Au complet

2015-09-16 - Boston, Bedford

Ca y'est! C'est le premier jour d'activités de vol! On lance la transhumance du centre de Boston, pour l'aérodrome de Bedford, où se trouve l'école qui nous loue les avions. Pas évident de se trimballer dans les transports publics avec toutes nos valises et sacs, mais ça marche, et les américains sont très conciliants et serviables.
Après une partie en vieux métro bostonnois, un bus raté pour 2 min, le trajet nous mène en trombe à travers la belle banlieue de Boston, où on trouve de belles maisons à l'américaine, des jardins, des routes qui tortillent dans les quartiers résidentiels. Le chauffeur du bus a mis la clim à fond et on sort les vestes. Les passagers indigènes, eux, ont l'air bien habitués à ce choc thermique, ou alors est-ce le léger embonpoint qui protège de la morsure du froid artificiel. Dehors, il fait un bon 20°C grand ciel bleu.
Un petit tour en bus dans la base Hanscom AFB, l'Air Force Base, qui est au sud de l'aérodrome, où seuls les détenteurs de badges descendent du bus et nous voilà arrivés à Bedford Hanscom airport.

On prend rapidement contact avec nos instructeurs Angelo (style latin artiste-volubile) et Will (style germanique-japonais croisé suisse-allemand). Claude et Raph passent au style latin et se marrent bien: il faut apparemment presque tirer la prise de son du casque pour avoir un moment tranquille tellement l'instructeur raconte ses histoires, de vie, d'hôtesses à la pelle, entrecoupées de phrases en italien!
Sam et Alex passent à la casserole au style procédural germano-nippon, où chaque vis de l'avion est expliquée, chaque mouvement est jugé et critiqué (objectivement bien sûr), et le moindre pied d'altitude manquant est remarqué. Mais le résultat est le même pour tous: nous sommes checked-out, et on nous laisse partir demain :)
Mais au-delà des instructeurs aux profils et caractères fort variables, ce qui fait partie de l'aventure humaine (!), l'école nous laisse une bonne impression, de beaux locaux, bien organisée et efficace, et les avions sont en super condition.

La soirée se termine à l'hôtel proche de l'aérodrome, où la piscine nous tend les bras. Alex en profite pour peaufiner sa technique de pilotage.


Après un repas à la mexicaine, nous nous retrouvons au complet! En effect Christian est arrivé comme prévu, via Frankfort, Boston et un coup de taxi Uber (une première pour tous, mais fort efficace...et économique).


Demain, Christian fait son vol checkout, et on pourra partir. La météo est de notre côté, un belle haute pression s'installe sur la côte Est... à suivre, car les fronts froids se succèdent derrière.

L'aventure continue! Merci pour vos commentaires et vos messages!

Qui est qui?





mercredi 16 septembre 2015

A taste of Boston

Le jour se lève sur Boston, et grâce au décalage horaire on en profite pour découvrir, un café américain à la main depuis notre chambre, les alentours depuis le haut de notre hôtel, notamment le gratte-ciel en face en construction. C'est une sorte de fourmilière qui s'active à l'ouverture principale du chantier à 6h45.


 



Aujourd'hui on profite de notre journée "off" à Boston, pour se donner une impression de la ville en accéléré: on prend un tout vieux métro (le plus vieux aux US) pour se rendre au départ du Freedom Trail (un chemin balisé) qui nous mène à pied, dans le vieux Boston, devant les bâtiments et monuments importants. La maison d'état du Massachusetts et sa coupole dorée, des vieux hôtels, la tombe d'illustres comme Benjamin Franklin, le balcon où l'indépendance des USA a été annoncée le 4 juillet 1776, les docks aménagés (les Wharfs), le marché couvert de Quincy, et des terrasses où boire la fameuse Sam Adams (au nom d'un des fondateurs des USA, qui était à Boston).







Puis comme pour accélérer le film, on saute dans un trolley qui nous promène à travers la ville, au doux son de la voix de la guide qui mitraille, informations, blagues et anecdotes sur les monuments, dont on comprends entre 10 et 20%! Mais on découvre les rues et quartiers historiques, des vieux bateaux à quai, le fameux pont suspendu, les universités et écoles (86!) dont le quartier immense des universités du MIT et de Harward (quartier de Cambridge, du nom de l'université anglaise du même nom), un tout vieux stade de baseball, le quartier du Back Bay qui était une baie sujette à la marée et à la pollution des déchets, avant d'être comblée de terre, pendant 50 ans non-stop, le quartier où habite John Kerry, etc.

Bref, "a taste of Boston" à grande vitesse, juste histoire d'avoir envie de revenir :)

Le soir, pas le temps de s'arrêter beaucoup, car on a rendez-vous avec Jérôme et sa compagne Madalena: Jérôme est un pote d'aviation de longue date avec qui j'avais fait mes tous premiers cours de pilotage en 1997 (!) et qui s'est établi aux USA depuis 11 ans. Ils nous attendent dans un restaurant à fruits de mer dans les entrailles d'une véritable baleine qu'est le centre commercial d'un hôtel voisin. Quelle belle soirée et quel plaisir de retrouver un bostonnois au léger accent neuchâtelois :)


On retourne ensuite à l'hôtel, car demain, c'est le jour de démarrage des activités aériennes: prise de contact avec l'école et vols de contrôle, et il va faire grand beau!