samedi 19 septembre 2015

Forme olympique

2015-09-18 Bar Harbor > Berlin > Lake Placid

Encore une belle journée en perspective: la haute pression nous offre encore une météo incroyable. Après un petit-déjeuner à l’hôtel avec café américain, waffles et sirop d’érable ou peanut-butter et autres spécialités diététiques, on sort les cartes et on fait un plan à rebours pour définir les grandes lignes de nos prochaines étapes, en considérant la météo autant que possible. Ca semble pas mal… :) A suivre...
Puis, un coup de taxi nous mène à travers la campagne du Maine, avec ses vieilles fermes et maisons en bois, de nombreuses églises et des magasins d’antiquités qui indiquent que peut-être l’âge moyen avancé de la population ici. Comme à Payson. Souvenirs souvenirs.
 Et nous voilà de retour à l’aérodrome. Mais tout d’abord, on part se dégourdir les jambes, initialement pour Bar Harbor, mais le bus nous a passé sous le nez, donc on se rabat sur les environs. Un camping pour motorhomes nous permet de découvrir le top dans ce domaine: environ 9 à 10m de long, des pièces rétractables sur les côtés, le 4x4 tiré derrière, le barbecue dehors, éventuellement les chats qui se dorent la pilule derrière la fenêtre. Plusieurs de ses véhicules viennent de l’autre bout des USA. Californie, Oregon, Washington, … La belle vie (également)!
L’eau de la baie à côté n’est pas très engageante, donc les maillots de bain restent au sec.
Retour à l’aérodrome, et nous voilà partis pour un nouveau “leg” de vol.
De Bar Harbor nous partons pour Berlin, New Hampshire, après avoir survolé les villages de la baie et des dizaines de lacs et fjords. Quelle belle région, et un paradis pour les navigateurs en bateau qui sont nombreux dans les ports abrités.

Puis nous survolons un immense pont suspendu au sud de Bangor, et poursuivons sur Berlin, en passant par Mexico, Hannover et Milan…on imagine assez la provenance des fondateurs de ces villages ici!
Le profil devient de plus en plus montagneux et vallonné, ce qui nous indique bien qu’on est dans la chaîne des Appalaches. Un touch and go à Bethel.
En tous cas on pense bien au Sheriff qui nous a tous initiés à ce rythme de voyage et qui nous manque!
On arrive à Berlin, pour refaire le plein. Eric, le manager en short, lunettes de soleil nous accueille et nous aide. Super sympa et souriant, à l’américaine. Son chat Scott est timide mais on l’amadoue vite-fait. Eric nous dit qu’il fait exceptionnellement chaud cette année à cette saison. Pas difficile de le croire.

On repart, en formation, à travers ces collines et montagnes. La lumière devient à nouveau belle, en fin de journée et c’est un régal.

L’arrivée à Lake Placid est magique: survol du lac et de la ville, en patrouille au soleil couchant, on aperçoit les installation des jeux olympiques, les pistes de descente, de bob, les tremplins de saut à ski, la piste de patinage de vitesse, et l’endroit où la flamme était allumée… il y a 35 ans en 1980.
On pose et Phil nous accueille, avec son chien Tender. Phil nous trouve un camping et logement: ni une ni deux, on embarque à l’arrière de son pick-up pour la visite des lieux et on opte finalement pour le logement, non sans une petite hésitation. Mais la déception est de courte durée. On est accueilli au Schulte’s Lodge, tenu par Brigitte de Hamburg, une Allemande établie ici avant les jeux, pour lequel son mari travaillait comme chronométreur! Il est maintenant photographe.
Phil nous dépose ensuite au resto en ville, très sympa.
L’ambiance au Steak and Seafood restaurant est incroyable, avec ce style très américain-militaire: hélices des forces aériennes, vieux bateau de guerre, photos de soldats, slogans à la gloire des vétérans et des blessés. 
C’est plein et l’ambiance est très sympa. On y mange un excellent repas, de 6 à 16oz de viande sont servis dans les assiettes. Sachant que l’once (oz) vaut 28.4g, certains vont avoir de quoi digérer cette nuit :))
Le retour se fait à pied, à travers la ville, où on trouve une animation qui donne envie d’y passer une semaine (avec 20 ans de moins) et où on imagine bien à quoi ça peut ressembler en hiver. Il fait -30°C ici au creux de la froide saison!
Il y a plein de références aux jeux et c’est très bien entretenu et conservé.

On est tous conquis et le sommeil nous attend, en espérant avoir demain matin une forme…olympique!

Ouf, en fin partis

2015-09-17 Bedford > Provincetown > Bedford > Bar Harbor

Cette première journée de voyage nous a fait du bien, car l'école commençait à nous courir sur le fil, peut-être à cause d'un manque confiance grandissant de leur part: ils commençaient à tout vérifier ce qu'on faisait. Est-ce dû à la quantité de bagages étalés dans le couloir et notre approche plus "romande" de l’aviation. Nous avons pourtant bien pesé chaque bagage et même chacun de nous, et on a bien éliminé le poids superflus de nos sacs. Heureusement, Christian a fait aussi son vol de contrôle avec notre Will favori à tous au style bien carré (il est arrivé à 7h et à terminé à 11h20…record du monde de l’instructeur le plus pinailleur et inefficace), et on est donc tous relâchés pour partir.
On doit commencer par faire un vol local pour faire baisser la quantité de fuel dans nos avions, car on ne peut pas voler à plein réservoirs à cause de la limite de poids, malgré le poids plume de nos passagères :-)

Donc départ pour le Cape Cod (aéroport de Provincetown). C'est un bon petit gallop d’essai sans bagages qui restent à Bedford. Il est tard (14h), donc on doit speeder pour repartir à Bedford, prendre nos bagages et repartir pour de bon, afin d’arriver avant la nuit à Bar Harbor.
Les deux Cessna C172 enfin chargés et l’essence au bon niveau, et nous partons donc rapidement. Survol du Nord de Boston, Portland/MA, etc. La côte est splendide, et la lumière du soir magnifique. Va-t-on croiser Yann Arthus Bertrand en vol?
Dans les baies de l’océan, on voit des centaines de petites bouées oranges ou blanches, dispersés de manière régulière, tous les 50 ou 100m, qui repère chacun des nasses à homard, la spécialité de la cette région, et jusqu’à l’estuaire du St-Laurent. 
A chaque île ou presqu'île, il y a un petit ponton, un chalet, un village, des fermes à l’herbe belle verte et parfois un petit terrain d’aviation privé, avec 3 ou 400m de piste à côté de la propriété familiale. Un peut court pour nous…

Bar Harbor se dévoile alors, en fin de journée et nous y posons juste avant un splendide coucher de soleil. 

On décroche un hôtel dans le coin et nous voilà dans un petit resto pour manger un peu de homard apprêté, car c’est le bon endroit pour ça. C’est excellent, même si on ressort tous avec un cure-dent, outil indispensable après ce repas :))) On a mérité une bonne nuit de sommeil!

jeudi 17 septembre 2015

Au complet

2015-09-16 - Boston, Bedford

Ca y'est! C'est le premier jour d'activités de vol! On lance la transhumance du centre de Boston, pour l'aérodrome de Bedford, où se trouve l'école qui nous loue les avions. Pas évident de se trimballer dans les transports publics avec toutes nos valises et sacs, mais ça marche, et les américains sont très conciliants et serviables.
Après une partie en vieux métro bostonnois, un bus raté pour 2 min, le trajet nous mène en trombe à travers la belle banlieue de Boston, où on trouve de belles maisons à l'américaine, des jardins, des routes qui tortillent dans les quartiers résidentiels. Le chauffeur du bus a mis la clim à fond et on sort les vestes. Les passagers indigènes, eux, ont l'air bien habitués à ce choc thermique, ou alors est-ce le léger embonpoint qui protège de la morsure du froid artificiel. Dehors, il fait un bon 20°C grand ciel bleu.
Un petit tour en bus dans la base Hanscom AFB, l'Air Force Base, qui est au sud de l'aérodrome, où seuls les détenteurs de badges descendent du bus et nous voilà arrivés à Bedford Hanscom airport.

On prend rapidement contact avec nos instructeurs Angelo (style latin artiste-volubile) et Will (style germanique-japonais croisé suisse-allemand). Claude et Raph passent au style latin et se marrent bien: il faut apparemment presque tirer la prise de son du casque pour avoir un moment tranquille tellement l'instructeur raconte ses histoires, de vie, d'hôtesses à la pelle, entrecoupées de phrases en italien!
Sam et Alex passent à la casserole au style procédural germano-nippon, où chaque vis de l'avion est expliquée, chaque mouvement est jugé et critiqué (objectivement bien sûr), et le moindre pied d'altitude manquant est remarqué. Mais le résultat est le même pour tous: nous sommes checked-out, et on nous laisse partir demain :)
Mais au-delà des instructeurs aux profils et caractères fort variables, ce qui fait partie de l'aventure humaine (!), l'école nous laisse une bonne impression, de beaux locaux, bien organisée et efficace, et les avions sont en super condition.

La soirée se termine à l'hôtel proche de l'aérodrome, où la piscine nous tend les bras. Alex en profite pour peaufiner sa technique de pilotage.


Après un repas à la mexicaine, nous nous retrouvons au complet! En effect Christian est arrivé comme prévu, via Frankfort, Boston et un coup de taxi Uber (une première pour tous, mais fort efficace...et économique).


Demain, Christian fait son vol checkout, et on pourra partir. La météo est de notre côté, un belle haute pression s'installe sur la côte Est... à suivre, car les fronts froids se succèdent derrière.

L'aventure continue! Merci pour vos commentaires et vos messages!

Qui est qui?





mercredi 16 septembre 2015

A taste of Boston

Le jour se lève sur Boston, et grâce au décalage horaire on en profite pour découvrir, un café américain à la main depuis notre chambre, les alentours depuis le haut de notre hôtel, notamment le gratte-ciel en face en construction. C'est une sorte de fourmilière qui s'active à l'ouverture principale du chantier à 6h45.


 



Aujourd'hui on profite de notre journée "off" à Boston, pour se donner une impression de la ville en accéléré: on prend un tout vieux métro (le plus vieux aux US) pour se rendre au départ du Freedom Trail (un chemin balisé) qui nous mène à pied, dans le vieux Boston, devant les bâtiments et monuments importants. La maison d'état du Massachusetts et sa coupole dorée, des vieux hôtels, la tombe d'illustres comme Benjamin Franklin, le balcon où l'indépendance des USA a été annoncée le 4 juillet 1776, les docks aménagés (les Wharfs), le marché couvert de Quincy, et des terrasses où boire la fameuse Sam Adams (au nom d'un des fondateurs des USA, qui était à Boston).







Puis comme pour accélérer le film, on saute dans un trolley qui nous promène à travers la ville, au doux son de la voix de la guide qui mitraille, informations, blagues et anecdotes sur les monuments, dont on comprends entre 10 et 20%! Mais on découvre les rues et quartiers historiques, des vieux bateaux à quai, le fameux pont suspendu, les universités et écoles (86!) dont le quartier immense des universités du MIT et de Harward (quartier de Cambridge, du nom de l'université anglaise du même nom), un tout vieux stade de baseball, le quartier du Back Bay qui était une baie sujette à la marée et à la pollution des déchets, avant d'être comblée de terre, pendant 50 ans non-stop, le quartier où habite John Kerry, etc.

Bref, "a taste of Boston" à grande vitesse, juste histoire d'avoir envie de revenir :)

Le soir, pas le temps de s'arrêter beaucoup, car on a rendez-vous avec Jérôme et sa compagne Madalena: Jérôme est un pote d'aviation de longue date avec qui j'avais fait mes tous premiers cours de pilotage en 1997 (!) et qui s'est établi aux USA depuis 11 ans. Ils nous attendent dans un restaurant à fruits de mer dans les entrailles d'une véritable baleine qu'est le centre commercial d'un hôtel voisin. Quelle belle soirée et quel plaisir de retrouver un bostonnois au léger accent neuchâtelois :)


On retourne ensuite à l'hôtel, car demain, c'est le jour de démarrage des activités aériennes: prise de contact avec l'école et vols de contrôle, et il va faire grand beau!

mardi 15 septembre 2015

HOMES

2015-09-14 - Boston

"Hâte-toi lentement" s'applique bien encore une fois à la situation. Chacun à son rythme, nous nous rapprochons de Boston, Massachusetts, notre point de départ.
Les ormonants Alex et Monique sont arrivés en éclaireurs sur place, réserver l'hôtel et explorer les environs, notamment la bibliothèque locale et sa faune hétéroclite.
Dominique et Raphaël ont passé via Frankfort pour traverser "la gouille" et... tient il manque Claude à l'arrivée?! Un petit vice de procédure ESTA l'a fait prendre l'avion suivant, comme on fait quand on manque le train, on prend le suivant. Dire qu'il y a pas si longtemps, il y avait un vol... par semaine! "Si Blériot voyait ça, il tomberait par terre..."
Votre serviteur a lui passé par Newark, accompagné par un intéressant et original voisin nommé Abadh, américano-indien (d'Inde), physicien et chercheur à Los Alamos au Nouveau Mexique. Il est une sorte de génie-autiste, hyperactif autodidacte et doué d'une mémoire photographique et des dates assez phénoménale, libre comme l'air et qui l'assume (pas de femme, pas d'enfant, pas de TV, pas de portable). Libre, c'est marrant, car on se dirige justement vers Newark "Liberty" airport, ce qui nous fait bien rire. Il lit énormément et nous avons bien des sujets à discuter et des souvenirs de nos nombreux voyages à évoquer. Il a voyagé partout pour ses conférences, et nous découvrons même que nous avons des connaissances en commun à l'EPFL, le monde est petit!
En parlant de notre voyage FlyUSA2015, et des US il me dit "HOMES". Hé oui, H-O-M-E-S, soit la liste de la première lettre des noms des grands lacs américains, Huron, Ontario, Michigan, Erie, Superieur.
Habituellement, les voisins dans l'avion sont plus standards!
Christian arrive mercredi soir et nous seront au complet.
D'ici-là, on se met au rythme local, on découvre un peu la ville et ses abords. On vous en dira un peu plus bientôt!





dimanche 13 septembre 2015

Les rêves commencent

Nous nous sommes retrouvés au complet le 27 août dernier et comme d'habitude, dès qu'on ouvre les cartes, on se met à rêver : Boston, Bangor, le Maine, Les Grands Lacs, Niagara, Detroit, Washington, New York, ... reste à voir ce que la météo nous laissera faire!
Une seule ombre au tableau, notre Philippe le Sheriff reste sur le carreau, mais on comprend bien pourquoi et on pensera bien à lui!



lundi 10 août 2015

Impossible de résister

Impossible de résister à la tentation de repartir voler aux USA. C'est vrai que cette année était plutôt calme non?

Rendez-vous le 27 août pour les premiers coups de pioche...